Identité numérique, quèsaco ?

Qui n’a jamais tapé son nom dans la barre de recherche Google, pour voir ce qui ressort ?
J’avoue avoir vu et entendu des choses très bariolées à ce niveau (hormis le compte LinkedIn qui arrive généralement en pole position), allant des résultats de la compét’ de judo de 2007 à la vieille photo pas très avantageuse de la soirée post-bac… Toutes ces informations personnelles auxquelles on accède facilement sur Internet forment l’identité numérique. 
Et s’il y a des choses assez mignonnes et/ou qui rappellent de bons souvenirs, a-t-on vraiment envie que tout le monde ait accès à cette mine d’informations nous concernant ?

Personnellement, j’aimerais bien avoir la possibilité de supprimer certaines de ces informations. Je sais pas vous mais je trouve certains contenus un peu dérangeants, notamment mes premiers posts sur les réseaux où j’écrivais en mode kikoo ou encore quand ma famille poste des photos de moi où je suis clairement pas à mon avantage… la honte !

Et encore, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. En-dessous, on retrouve tout ce qu’on a tapé dans un moteur de recherche, nos mails, les dispositifs de géolocalisation sur nos téléphones… Tout ce que l’on fait sur Internet laisse une trace qui est systématiquement enregistrée. Internet n’oublie jamais ! Cela a permis la création d’un super business model où tous les services en ligne à la pointe de la technologie, que l’on considère gratuits et qui sont devenus des indispensables du quotidien, collectent nos données personnelles. Ces dernières sont ensuite revendues à des centres d’analyse qui vont  croiser les différentes pièces entre elles pour établir un profil utilisateur qui permet notamment la publicité ciblée.

[Bientôt ici, un schéma de business model… si vous vous manifestez :D]

De plus, toutes ces informations sont une source de prédilection pour les personnes malveillantes, adeptes de l’ingénierie sociale : elles se servent d’Internet pour récolter les informations nous concernant afin de pouvoir accéder à nos divers comptes sans trop de difficultés et se faire passer pour nous à notre insu. C’est ce qu’on appelle l’usurpation d’identité. Par exemple, souvenez-vous de la fameuse Trudy… Il semble anodin de publier des photos avec son chien (il est tellement chou en même temps !) et pourtant cette information peut être utilisée pour récupérer le mot de passe de sa boite mail…

D’où l’intérêt de contrôler son identité numérique et d’être prudent vis-à-vis du contenu que l’on diffuse en ligne. Attention, je ne dis pas qu’il faut se barricader, supprimer tous ses comptes sur les réseaux sociaux et vivre reclus dans sa taverne.

Quand j’ai commencé à me rendre compte de tous les impacts que ces informations, à priori anodines, pouvaient avoir, j’avoue avoir arrêté les publications intempestives, arrêté de mettre des photos en ligne avec mes amis, arrêté d’utiliser ce vecteur de partage pour rester en contact avec les personnes qui me sont chères.

Et j’en ai souffert, parce que j’aimais publier les photos des jolis paysages que je voyais, raconter des petites anecdotes inoffensives de mon quotidien pour faire rire mes proches. Ça me permettait de me sentir connectée, malgré l’éloignement géographique.

Bien que les moments partagés IRL ont plus de valeurs à mon sens, il faut vivre avec son temps. Internet et les réseaux sociaux en font partie. Et, on a pu le voir depuis l’année dernière, ça reste un excellent moyen d’entretenir les liens sociaux en cas de crise sanitaire où l’on se retrouve enfermés chez soi. Je sais pas vous, mais je pense que je n’aurais pas vécu le confinement de la même manière s’il avait eu lieu y’a 30 ans. Bref, tout n’est pas tout noir ou tout blanc.

Le but est juste de prendre conscience des problématiques liées à ce phénomène et d’être un peu vigilant sur le contenu publié sciemment : si je crée un compte Insta à ma chienne Trudy, je n’utilise pas la question « Le nom de votre animal de compagnie » pour récupérer le mot de passe de ma boîte mail (parce que trudy n’est pas un mot de passe acceptable, rendez-vous ici si vous êtes l’avez pas compris). Tant que vous êtes prudents et que vous prenez quelques précautions, pas besoin de pousser à la psychose non plus !

L’important est d’identifier les données que l’on considère comme sensibles et d’en limiter la diffusion, notamment dans les publications que l’on fait sciemment sur les réseaux sociaux ou lorsqu’on remplit des formulaires en ligne, par exemple pour nos commandes SHEIN. Il peut s’agir de données bancaires, de celles utilisées pour vos mots de passe, également ce qui concerne votre activité professionnelle…

 Il faut également être vigilant concernant les cookies de session (article à venir, si ça vous intéresse…) et les données que notre navigateur enregistre automatiquement. Pour cela, vous pouvez vérifier les paramètres de sécurité de votre navigateur et de votre smartphone et ne pas cliquer trop vite sur « tout accepter » quand vous arrivez sur un site.

Vous l’aurez compris, les mots d’ordre sont prudence, vigilance et précaution.

Heureusement, les mentalités évoluent ! En effet, le respect des droits des utilisateurs et la transparence des traitements relatifs aux données sont remis au goût du jour, notamment avec la mise en place du RGPD.

Et vous, que pensez-vous du traitement des données personnelles ? Comment gérez-vous votre identité numérique ? N’hésitez pas à partager vos anecdotes et vos tips !

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